Le jour d’après

  Nous ne sommes pas des enfants de la guerre comme nos grands parents. 

Nous ne savons pas toujours comment réagir face aux abominations que nous avons vécu le 13 novembre 2015. 

Maintenant nous devons vivre avec cette épée de Damocles au dessus de nous que nous n’avions pas il y a 5 ans. 

C’est moche 

Aujourd’hui qu’est ce qui a changé ?
  
 Le vendredi soir ma place qui ne dort jamais en plein Paris avait changé. Elle était calme 

Peu de voiture, les quelques personnes marchaient vite, beaucoup beaucoup trop de sirènes de pompiers se faisait entendre et énormément de fenêtres allumées. 

Les gens étaient suspendu à le poste de télé jusqu’à au moins 2 heures du matin.   Samedi ma place qui ne dort jamais etait calme il y avait autant de gens et de voitures a 11 heures du matin qu’à 6 heures du matin habituellement. 

Les magasins n’avaient pas relevés leurs grilles, les parcs alentours étaient fermé. Les gens étaient un peu perdus  dans les rues de Paris et stressés. 

Les medias nous recommandaient de rester chez nous, les informations nous parvenait sans arret et la peur etait encore bien présente.  

Peu de gens aux arrêts de bus et encore moins dans le métro.  Dimanche l’ambiance avait changé les parisiens ce sont relevés. Les familles sont ressorties beaucoup de gens en terrasse de café comme pour crier aux terroristes « dans ton cul » oups pardon 

Les gens ont reprit le métro. La ligne 13, la pire de Paris, etait peuplée pas bondée mais il y avaient du monde pareil pour la ligne 9. 

Les gens étaient, comment dire, zombifiés. Ça ne se dit pas mais ils étaient fatigués, cernés, on sentait dans leur regard qu’ils avaient regardé la télé jusqu’à pas d’heure ou veillé aux nouvelles de leurs proches. On pouvait pour certains ressentir qu’ils se refaisait le scénario catastrophe dans leur tête.  

Le lieu de recueillement j’étais présente sur le lieu de la fusillade de Charonne. 

Un espace de calme très pesant y régnait. Les gens qui arrivaient sur place avec des bougies et des fleurs avaient la tête ailleurs, plongé dans leur pensée. Ceux qui en revenait étaient abasourdis. 

Beaucoup s’arrêtait au carrefour en se disant « Cest la que ca s’est produit » « il est venu de par la » comme si ils réalisaient que ce n’était pas un film qui passait à la télé mais la réalité. 

Et puis il y a eu ma fille, ce petit etre au courant de rien toujours dans son monde de licornes à paillettes avec sa joie de vivre. 

Égale à elle meme elle a joué, rigolé, parlé. Elle dégageait comme un halo de bonheur inondant les gens autour de nous. Jamais autant de personne de ton style nous on parlé. Ils rigolaient de ses mimiques, lui tapotaient la tête suite à ses réflexions d’enfant. 

 Lundi il faut reprendre le chemin de l’école et du travail. Reprendre son train train habituel comme si de rien etait sauf que le regard et l’attitude des gens sur ma place qui ne dort jamais reste différent. 

Naturellement les gens ont prédéfini comme un couvre feu. 22h30 il y a presque plus personne. La nuit les gens ont plus peur que le jour et je les comprend. 

Les enfants dans la rue jouent toujours à la trottinette et au foot mais au lieu de chanter du Maitre gims ou louane ils chantent la marseillaise. 

Le monde va bouger, la guerre est déclarée rien se sera plus jamais comme avant. 

Nous ne pourront jamais oublier ce qu’il s’est passé ce vendredi 13 novembre 2015. 

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